mardi 26 avril 2011

Une petite infusion pascale ?...

Vous vous souvenez des bonnes tisanes de Tata Thoustra ?

... Celle là vous ressusciterait un mort !...

mardi 8 mars 2011

Journée de la femme 2011...

Françoise Giroud a dit un jour que l'égalité entre hommes et femmes serait réalisée le jour où des femmes incompétentes occuperont sans qu'on s'en étonne, des postes à responsabilité...





Ah, eh bien, on est en bonne voie, non ?...



Oui, Bon... Faudrait pas exagérer, non plus !...

lundi 7 mars 2011

Le Ministre de la Défense, Gérard Longuet ...



n'aime pas les baies de Goji ( Lycium barbarum ) !



_ " Elles contiennent bien trop d'antioxydants ! " a-t-il déclaré à notre reporter-nutritionniste...

mercredi 22 septembre 2010

Haïku-Cul la praline !...

" Radio-GayA, la radio qui vous rendra gagas !..." ( jingle : "Radio-GayA, Radio GayA, rire de Woody-wood-pecker)

" C'est la rentrée sur Radio-Gaya et c'est donc la reprise du cycle de conférences du Professeur Herbert Von Glützenbaum zu Linden" (musique de circonstance et pompes)

_ Aujourd'hui nous évoquerons le maître du cliché et de l'esthétique fade (Tan), j'ai nommé : le québéquois Biribi-La-Hurlette !!!... (applaudissements enthousiastes...)

Longtemps attribués à Michel Noir, Herman Van Rompuy ou Gougnafier Lemans-Sot, les haïkaï ou haïkus du " cahier de pouaisie " viennent enfin de se voir reconnaître de façon définitive leur auteur véritable, grâce à la découverte de Charnelle Rabot, technicienne de surface et philologue vacataire au musée Carnavalet, où un exemplaire de cette oeuvre visionnaire servait à caler le bureau du conservateur Jean-Parc Méry. Nous sommes heureux et fiers d'accueillir aujourd'hui ... (rrrrroulements de tambours) ... Charnelle Rabot !...
(applaudissements intimidés...)

_ Charnelle Rabot, bonjour !
_ B'jour !...
_ Alors Charnelle, pouvez vous expliquer à nos auditeurs dans quelles circonstances extraordinaires vous avez pu découvrir et authentifier l'oeuvre immortelle de Biribi-La-Hurlette ?...
_ Ben, c'est pas compliqué ... Quand j'fais le ménage le soir dans les bureaux du musée_ les salles c'est ma soeur et mes nièces ! j' termine généralement par le bureau de M'sieur Méry, et là j'm'accorde une petite pause, j' fais les mots croisés de la Revue des Monuments Historiques, j' feuillette les pages déco de la Revue des Musées de France, j' lis quelques pages au hasard dans les livres reliés de la bibliothèque de M'sieur Méry : ça m' donne des idées pour les chiffres de mon loto ...

_ Et alors ? C'est ainsi que vous êtes tombée sur le livre de La Hurlette ?

_ Ah ben ça, tombée est le mot juste ! Ça fait des années que j'dis à M'sieur Méry qu'au Mobilier National on pourrait lui trouver un bureau Tant-Pire bien plus pratique et en meilleur état que son vieux Riesling...

_ Riesener ?...

_ C'est ça ! Tout branlant et qu'est pas facile à entretenir avec toutes ses incrustes et ses bronzes !

_ Et alors ?...

_ Et alors, j'venais de m'mettre par terre encore une fois en butant sur la cale du bureau et je m'suis décidée à l'enlever pour la remplacer par un des livres miniatures _ bien plus pratiques ! de la collection à M'sieur Méry : L'Officium Beatae Virginis Maria marchait pile poil !

_ Et c'est alors que vous avez vu qu'il s'agissait d'un livre de poésie, et que vous vous êtes rendue compte de son intérêt pour l'histoire de la littérature ?...

_ C'est ça ! Comme j'avais fait tomber un peu de mon café dessus, j'y ai donné un coup d'chiffon , et puis j'l'ai passé sous l'robinet, à cause des tâches ! Y avait pas d'nom d'auteur, ni d'éditeur sur la couverture, mais y avait un titre : " Cahier de pouaisie "...
J'me suis dit : Charnelle, ma fille, tu te coucheras moins sotte ce soir si tu lis ce machin ! Y avait pas d'illustrations, mais j'ai bien vu que c'était de la Poésie, et bien sentie, avec ça ! Je peux encore vous en citer de mémoire !

_ Oh oui ! faites, faites donc, Madame Rabot!

_ Bon... j'commence par le premier :

" L' Herbe est verte,
La mer et le ciel sont bleus,
Le Soleil brille !

_ ... (silence ému )

_ Même qu'il y avait des majuscules à Herbe, et à Soleil, ce qui prouve bien que c'était de la Poésie, non ?...

_ C'est " Été à Triffouilly-sur-Mer ", un tercet très connu, un haïku d'une grande puissance évocatrice!

_ C'est pas la peine de dire des cochonneries ! Y a pas de cul là dedans, j'ai bien tout lu deux fois ! J'en avais les larmes aux yeux tellement j'étais émue, et pis j'avais encore mal au genou !...

_ Pouvez vous encore nous en réciter quelques vers, chère Madame Rabot ?

_ Si vous voulez !

" Un petit poisson
Las ! Que n'ai-je des ailes !...
Fait des ronds dans l'eau

Un petit oiseau
L'aimait d'un amour tendre...

_ Le tanka des " Impossibles Amours " !... ( soupir, silence extasié...)

_ C'est ce que je m'suis dit : Charnelle, ma fille, tant qu'à lire c'te Poésie, autant lire tout, bien repasser le livre au fer chaud pour le décorner, ça f'ra sûrement plaisir à M'sieur Méry de l'retrouver, il l'a pas dû le lire depuis longtemps !

_ Et c'est ainsi que vous avez découvert La dédicace !...

_ Absolument ! L'eau a décollé les pages de garde, et le café et le fer chaud ont fait apparaître quelques mots manuscrits :

" À l'impermanente Marguerite, et à la Sottise pérenne ! "

Mais la signature restait tout à fait illisible... Faut dire que les vers et les poissons d'argent étaient passé par là ! On peut même dire que c'étaient les seuls lecteurs que ce bouquin avait depuis des années !

_ Heureusement, il y avait l' Ex-Libris !...

_ Comme vous dîtes, y avait l'étiquette !
" Catless Book for a catless Bookcase " M-D
M.D. c'est une bonne marque de bibliothèques vitrées, mais je ne savais pas qu'ils en faisaient des anti-chats !...

- En fait, il s'agit de l'Ex-Libris de Marguerite-Deraille, qui avait conseillé des ouvrages à Biribi-La-Hurlette sur l'art des Haïkus-Haïkaï, et La Hurlette a bien évidemment voulu reconnaître tout ce qu'il devait à Marguerite, et lui faire honneur en lui dédicaçant son ouvrage!...

Eh bien chers amis et auditeurs de Radio-Gaya, c'est ainsi que se termine notre émission d'aujourd'hui, qui voit résolue l'une des grandes énigmes de l'édition contemporaine et de la littérature éternelle ! Madame Rabot, encore merci et bravo ! La semaine prochaine, nous évoquerons le douloureux problème des blogs de Gay Attitude, à qui il manque une indexation pourtant si pratique pour retrouver des textes anciens !

( applaudissements, musique guillerette de fin )

Interlude

samedi 28 août 2010

Hommage...



Yeux de faune, bouche mutine,
Point de faux-nez de comédie
Pour Elodie, nouvelle fleur
Au Jardin des Voix...
Point de colophon non plus ,
En pharmacie, pour ses cordes
Vocales, soumise à de baroques
Scordatura...
Elle fut Junon, Hymen, et Didon
Qui dina dit-on d'un dodu dindon
Cet été, sous Judith, elle triomphe
Dionée au farouche appétit
De musique et de mélodie,
Elle exhale le nard...
Ses fans tétanisés par son art
S'arrachent son phone
Number...
C'est Elodie Fonnard !


( Elodie Fonnard fera partie de la prochaine édition du Jardin des Voix, dirigé par William Christie (Les Arts Florissants), et participera, ainsi que cinq autres jeunes chanteurs, à une tournée de concerts en Europe et aux Etats-Unis durant toute l'année 2011 )

mardi 6 avril 2010

La Chanson de Maths-de-Limoux

Harcelons les minous de GayA !...

Qui aimeriez vous harceler, chez les minous de GayA ?
Inonder de messages ruisselant d'adoration béate, papouiller, bisouter, etceterer ...?


Aujourd'hui : Math-de-Limoux ! (après Tuonela, Zitrion, Bannn, et Kliban...mais aussi Bonjour, Prosper Dugommier, et encore Prosper, Doble ou Brokeback/Kilimandjaro)

On m'objectera qu'à 30 ans passés, Math-de-Limoux n'est plus un minou...
Qu'importe ! Au diable le chaton, pourvu qu'on ait l'Everest !


(Sur l'air de Cadet-Roussel)

Math-de-Limoux est maigre comm' tout
Math-de-Limoux est maigre comm' tout
Il est si maigre qu' c'est à faire peur
Bien qu'il s' nourrisse de jambon-beurre
Ah ah ah oui vraiment
Math-de-Limoux est épatant !

Il est maigre comme un coucou
Comme un cure-dent ou comme un clou
Mince comme trois spaghettis
On l' croirait de Giacommetti
Ah ah ah oui vraiment
Math-de-Limoux est épatant !

Math-de-Limoux a un grand nez
Math-de-Limoux a un grand nez
Et l'hiver quand il s'enrhume
C'est fou ce qu'il prend de volume !
Ah ah ah oui vraiment
Math-de-Limoux est épatant !

Math-de-Limoux est chou comm'tout
Math-de-Limoux est chou comm'tout
Gourmand, volontaire et franc
Il boit du lait, il est patient
Ah ah ah oui vraiment
Math-de-Limoux est épatant !

Math-de-Limoux est philosophe
Math-de-Limoux est philosophe
Comme Sénèque ou comme Gandhi
Droit dans ses bottes, il réfléchit
Ah ah ah oui vraiment
Math-de-Limoux est épatant !

Math-de-Limoux est mesuré
Math-de-Limoux est mesuré
Sur la réserve, une vraie Licorne
Mais les méchants, il les encorne !
Ah ah ah oui vraiment
Math-de-Limoux est épatant !

Math-de-Limoux est écolo
Math-de-Limoux est écolo
Et vraiment ce qui le chagrine
C'est qu'on mène le monde à sa ruine !
Ah ah ah oui vraiment
Math-de-Limoux est épatant !

Math-de-Limoux n'est pas sportif
Math-de-Limoux n'est pas sportif
C'est sous la couette qu'il bat des r'cords
Après la sieste, quand c'est qu'on dort ?
Ah ah ah oui vraiment
Math-de-Limoux est épatant !

Math-de-Limoux n'a pas d'mémoire
Math-de-Limoux n'a pas d'mémoire
Il fait des noeuds à son mouchoir
C'est peine perdue, c'est illusoire !
Ah ah ah oui vraiment
Math-de-Limoux est épatant !

Math-de-Limoux a une maison
Math-de-Limoux a une maison
Y vieillir avec son fripon
C'est ça qu'il trouverait bon
Ah ah ah oui vraiment
Math-de-Limoux est épatant !

On s'tape la cloche ?...

Vous vous souvenez ?...

Cette année, c'est le rattachement de la Savoie à la France dont on fête le sesquicentenaire (=le 150e anniversaire) !...
Pour cette occasion, la fonderie Paccard va dans les jardins du Palais Royal, fondre une réplique_ je suppose miniature, car l'originale pèse 18,8 tonnes_ de la "Savoyarde" fondue en 1891. Ce bourdon, toujours un des plus gros du monde, pèse 18 835 kg, mesure 3,06 m de hauteur pour 9,60 m de circonférence extérieure, avec une épaisseur à la base de 22 cm, et un battant de 850 kg. Il est installé au Sacré-Cœur de Montmartre à Paris.

C'était la contribution de la Savoie à l'édification de la basilique votive du Sacré-Coeur de Montmartre, dont la souscription fut commencée le 29 janvier 1889 et clôturée le 18 décembre 1890. Elle avait rapporté en une année la somme de 14138 francs et 50 centimes. Le 17 octobre 1889, le contrat était passé avec les Frères Paccard d'Annecy-le-Vieux et la cloche était coulée le 13 mai 1891. Elle fut livrée à l'achèvement du campanile en 1898.



C'est à l'initiative de Monseigneur Leuilleux, archevêque de Chambéry, qu'a été fondue cette cloche, la plus grosse de France.

* Masse en mouvement 25 765 kg
* Poids 18 835 kg
* Hauteur 3,06 rn
* Circonférence 9,60 rn
* Porte-battant 525 kg
* Battant 850 kg
* Monture ou joug 4650 kg
* Deux roues de lancement 5,00 m
* Roues et noyaux en fonte 905 kg




cliché Paccard




Cette manifestation exceptionnelle_ on a pas tous les jours l'occasion de voir fondre une cloche ou une oeuvre d'art ! aura lieu le 10 juin prochain au Palais Royal .

On pourrait s'y retrouver, et prendre un pot après, non ?




« Monsieur et Madame Battant-Cloche et leurs enfants font un tour de promenade après les Vêpres ».Ch.Léandre, in Journal d'Indre et Loire, 21 décembre 1902, (Photothèque Ducatez)



Article de Claire König, sur le site Futura-Sciences :

Les techniques de fabrication utilisées par les fondeurs de cloches actuels n'ont guère évoluées depuis le Moyen Age même si certains d'entre eux ont introduit récemment l'ordinateur pour effectuer certains calculs. L'activité reste artisanale.

Sans entrer dans le détail des aspects techniques, disons que la fonte d'une cloche comprend un certain nombre d’opérations :

- le tracé pour déterminer la forme et les proportions de la cloche,
- le moulage qui lui donnera la forme d'après le moule : la planche à trousser sert à bâtir le moule qui comporte :

* le noyau, moule intérieur, constitué de sable et de briques recouvertes d'argile, espace du creux intérieur,
* la « fausse cloche », entièrement en terre, elle doit tenir sur le noyau la place qu'occupera plus tard le métal. Sur une légère couche de cendre destinée à empêcher l'adhérence du noyau à la fausse cloche, on dépose la terre en couche épaisse d'abord puis très fine, de la même manière que pour le noyau. Ainsi faite, elle est enduite d'une couche de cire molle,
* les ornementations et inscriptions, sont posées en relief sur la fausse cloche, donc en creux une fois la cloche coulée ; on badigeonne le moule de suif chaud râclé par un calibre poli. La fausse cloche offre alors une surface lisse et brillante coupée à différentes hauteurs par des cordons circulaires que font les encoches pratiquées sur la tranche du calibre. Les ornements et inscriptions ont été préparés sur des matrices sculptées dans du buis, en creux, avec de la cire qui, tiédie et comprimée, épouse fidèlement toutes les finesses; quand ils sont découpés et n'ont plus de bavures, on les colle sur le suif, et le moule alors présente l'aspect d'une cloche brune couleur de noyer verni sur laquelle se détachent en blanc les cordons et en jaune les inscriptions et ornements. Sur les ornements une terre très fine, très délayée, pulvérisée prendra place dans les moindres détails des motifs. Cette terre s'applique par couches à mesure du séchage du moule à l'air.
* la chape, partie de couche réfractaire renforcée avec de la filasse.

- et la coulée.

Du fait que le moule est brisé après la fonte pour dégager la cloche, mais aussi parce que les inscriptions et les décors figurant sur chaque cloche lui sont spécifiques, il n'est pas exagéré de dire que les cloches sont des œuvres d'art uniques.

Le bronze de cloche, alliage de 78% de cuivre et 22 % d'étain, est fondu et contrôlé, porté à 1050°, le métal en fusion est versé dans le moule par un chenal. Quelques jours après la coulée, le moule calciné est brisé : la cloche apparaît grise et noire.

La cloche possède une note déterminée par sa taille et son profil. Plus une cloche est grosse, plus le son est grave, l'accordeur va enlever au burin de petites portions de métal à l'intérieur de la cloche pour que le son soit correct.
Avec ses accessoires (monture, battant, roue...), la cloche est fixée sur une palette pour être expédiée.

Il existe bien entendu aussi une fabrication industrielle…


pas très joli, comme son...

Un carillon pour Paris ?...
http://4321paris.fr/article.php?id_article=167