mercredi 30 novembre 2011
Mad About The Boy (Dingue De Ce Garçon)... Répertoire pour de gays piafs -53-
Dinah Washington
I'm mad about the boy
J'suis dingue de ce garçon
And I know it's stupid to be mad about the boy
Je sais que c'est stupide d'être dingue de ce garçon
I'm so ashamed of it but must admit the sleepless nights I've had
J'en ai tellement honte mais je dois admettre que je passe des nuits sans sommeil
About the boy
Pour ce garçon
On the silverscreen
Sur le grand écran
He melts my foolish heart in every single scene
Il fait fondre mon coeur stupide dans chaque scène où il est seul
Although I'm quite aware that here and there are traces of the cad
Même si je suis conscient qu'il y a de la canaille,
About the boy
Dans ce garçon
Lord knows I'm not a fool girl
Le seigneur sait que je ne suis pas une folle
I really shouldn't care
Je n'en ai vraiment rien à faire
Lord knows I'm not a school girl
Le seigneur sait que je ne suis pas une écolière
In the flurry of her first affair
Trépidante pour sa première histoire d'amour
Will it ever cloy
Ça m'écoeurera toujours
This odd diversity of misery and joy
Cette bizarre alternance de tristesse puis de joie
I'm feeling quite insane and young again
Je me sens un peu folle et de nouveau jeune
And all because I'm mad about the boy
Et tout ça parce que je suis dingue de ce garçon
So if I could employ
Donc si je pouvais employer
A little magic that will finally destroy
Un peu de magie pour enfin détruire
This dream that pains me and enchains me
Ce rêve qui me peine et m'enchaîne
But I can't because I'm mad...
Mais je ne peux pas car je suis dingue...
I'm mad about the boy
Je suis dingue de ce garçon
Noël Coward himself
André Prévin
Marianne Faithfull
I met him at a party just a couple of years ago,
He was rather over-hearty and ridiculous
But as I'd seen him on the screen he cast a certain spell
I'd basked in his attraction
For a couple of hours or so
His manners were a fraction too meticulous,
If he was real or not, I couldn't tell,
But like a silly fool I fell
Mad about the boy,
I know it's stupid
To be mad about the boy
I'm so ashamed of it
But must admit
The sleepless nights
I've had about the boy
On the silver screen
He melts my foolish heart
In every single scene
Although I'm quite aware
That here and there
Are traces of that cared about the boy
Lord knows I'm not a fool girl,
I really shouldn't care
Lord knows I'm not a schoolgirl
In the flurry of her first affair
Will it ever cloy
This odd diversity of misery and joy
I'm feeling quite insane
And young again
And all because
I'm mad about the boy
It seems a little silly
For a girl of my age and weight
To walk down Piccadilly in a haze of light
It ought to take her a good deal more
To take a bad girl down
I should've been exempt for my particular kind of fate
As taught me such contempt for every phase of love
And now I've been and spent my love torn crown
To weep about a painted clown
Mad about the boy,
It's pretty funny
But I'm mad about the boy
He has a gay appeal that makes me feel
There's maybe something sad about the boy
Walking down the street
His eyes look out at me from people that I meet
I can't believe it's true,
But when I'm blue, in some strange way
I'm glad about the boy
I'm hardly sentimental,
Love isn't so sublime
I have to pay my rental And I can't afford to waste much time
If I could employ a little magic
That would finally destroy
This dream that pains me and it shames me
But I can't because I'm mad about the boy
(Noël Coward, à propos de Douglas Fairbank Jr) (ou de son amant Graham Payn ?)
Libellés :
Coward-Noël,
Faithfull-Marianne,
Prévin-André,
washington-Dinah
lundi 19 septembre 2011
Vies tragiques, morts ineffables... (Splendeurs de la musique quasi-contemporaine, 17)
... " Aujourd'hui, c'est la rentrée sur Radio-GaYa, et nous inaugurons notre nouvelle grille de programmes par une émission consacrée à Arturo-Benedetto-Seize-Mémé Ghini, dit Enrique Grenados (1867-1916), compositeur espagnol et néanmoins castagnéteur virtuose...
Fils caché d' Alfred Nobel et de l'immense tragédienne ( et demie-mondaine mais cela va sans dire ) Sarah Bouchery, le petit Arturo fut volé par une famille de gitans de Grenade (d'où son nom d'artiste), les Ghini. Très jeune, il montra des dispositions pour la composition et les arts musicaux :
Ainsi, à quatre ans il réinventa l'orgue à chat, instrument médiéval injustement tombé dans l'oubli, et se produisit lors des fêtes patronales et autres semaines saintes, faisant ainsi le bonheur et la fortune de ses parents adoptifs :

Héritier des dispositions familiales pour les instruments bruyants, il se fit remarquer pour son Quintet à vent de 1884 - opus 77 , znr 42bis - pour pétomane, trompinette, soubassophone, hélicon et didjeridou qui le fit remporter le Prix Sangre y Oro de la Reine Isabelle
Pourtant, la vie de ce compositeur est marquée par la tragédie et contredit l'adage selon lequel la musique adoucit les moeurs :
Dès l'âge de 6 ans, en effet, à l'occasion de la création mondiale, dans les arènes de Séville, de son concerto grosso dit "les sombres héros" pour fifre, tambourin et castagnettes, ( opus 17, znr 24b) ; l'auditoire se livra à des manifestations enthousiastes et en tous lieux, voire quelque peu délirantes et disproportionnées sinon indécentes : Transportés par les accents déchirants des castagnettes, dans l'allegretto du 2nd mouvement, de nombreux et néanmoins fiers voire ombrageux hidalgos, se tranchèrent les oreilles et la queue pour les offrir en hommage au jeune compositeur ; de nombreuses sévillanes s'en allèrent se jeter du haut des remparts et toutes les autres, après s'en être jeté une (manzanilla) chez Lillas Pastia, s'habillent depuis lors de noires mantilles...
On citera encore sa sonate en trio "Du vent dans les sassafras" pour crécelles, maracas, et bâtons de pluie Opus 86, znr 524ter créée pour le mariage d'Alphonse XIII et de Victoire Eugénie de Battemberg, le 31 mai 1906, qui donna lieu une fois encore, à de regrettables débordements : des mélomanes frustrés de n'avoir pu trouver de billets pour le concert, lancèrent une bombe sur l'assistance. Le jeune couple s'en tira par bonheur indemne mais la bombe fit de nombreuses victimes dans l'assistance et la suite royale (wikipédia)
Les circonstances de sa mort héroïque lors du naufrage du Sussex, sont désormais mieux connues et parachèvent cette existence placée sous le signe de la tragédie et de l'abus des tortillas : La partition de l'ultime oeuvre de Grenados a pu être reconstituée par le grand musicologue autrichien Von Schlafendonk et il semble que l'hypothèse d'une regrettable méprise due à l'incurie d'un régisseur puisse désormais être écartée...
Ce n'est en effet pas suite à la confusion entre les maracas du soliste José Bové et les grenades à main révolutionnaires à la démonstration desquelles les délégués du Grand Etat-Major allemand (les généraux, Von Straffenschwule, Männerfalck et Zu Knabenliebe, tous disparus dans le naufrage) devaient assister le lendemain du concert, mais bien parce que Grenados avait inclus dans sa partition _ comme Strauss un fusil dans Auf der Jagd ( à la chasse), schnellpolka pour orchestre, op. 373 (RV 373) dès 1875 _ l'utilisation des dites grenades à main (ainsi que 17 harpes à pédales) que se produisit l'explosion qui devait entrainer la mort de tant de malheureux croisiéristes...
Alors qu'il est sur un canot de sauvetage, il plonge pour tenter de sauver son amant le matador argentin Maurizio Kasgueul, célèbre pour ses mises en scène hop erratiques et paniques de corridas de concert , qui sera l'objet d'une prochaine émission... Certains prétendent que des marins mécontents l'ont poussé, mais nous ne pouvons croire à une telle infâmie... Ils meurent tous les deux enlacés tels les amants magnifiques du bataillon thébain...
Auf der Jagd ( à la chasse), schnellpolka pour orchestre, op. 373 (RV 373) - 1875 , de Johann Strauss (1825-1899), par l'Harmonie municipale "L'Union" de Vendin-le-Vieil, avec coups de fusil, canard, lièvre, et volatile bizarre dans la salle ... ça vaut bien la version _ également disponible _ du concert du Nouvel An à Vienne...
C'est ainsi que s'achève la vie d'Enrique Granados ainsi que notre émission... Chers auditeurs Bonsoir !
Radio GaYa, la radio gay qui vous rendra gaga !
Fils caché d' Alfred Nobel et de l'immense tragédienne ( et demie-mondaine mais cela va sans dire ) Sarah Bouchery, le petit Arturo fut volé par une famille de gitans de Grenade (d'où son nom d'artiste), les Ghini. Très jeune, il montra des dispositions pour la composition et les arts musicaux :
Ainsi, à quatre ans il réinventa l'orgue à chat, instrument médiéval injustement tombé dans l'oubli, et se produisit lors des fêtes patronales et autres semaines saintes, faisant ainsi le bonheur et la fortune de ses parents adoptifs :
Héritier des dispositions familiales pour les instruments bruyants, il se fit remarquer pour son Quintet à vent de 1884 - opus 77 , znr 42bis - pour pétomane, trompinette, soubassophone, hélicon et didjeridou qui le fit remporter le Prix Sangre y Oro de la Reine Isabelle
Pourtant, la vie de ce compositeur est marquée par la tragédie et contredit l'adage selon lequel la musique adoucit les moeurs :
Dès l'âge de 6 ans, en effet, à l'occasion de la création mondiale, dans les arènes de Séville, de son concerto grosso dit "les sombres héros" pour fifre, tambourin et castagnettes, ( opus 17, znr 24b) ; l'auditoire se livra à des manifestations enthousiastes et en tous lieux, voire quelque peu délirantes et disproportionnées sinon indécentes : Transportés par les accents déchirants des castagnettes, dans l'allegretto du 2nd mouvement, de nombreux et néanmoins fiers voire ombrageux hidalgos, se tranchèrent les oreilles et la queue pour les offrir en hommage au jeune compositeur ; de nombreuses sévillanes s'en allèrent se jeter du haut des remparts et toutes les autres, après s'en être jeté une (manzanilla) chez Lillas Pastia, s'habillent depuis lors de noires mantilles...
On citera encore sa sonate en trio "Du vent dans les sassafras" pour crécelles, maracas, et bâtons de pluie Opus 86, znr 524ter créée pour le mariage d'Alphonse XIII et de Victoire Eugénie de Battemberg, le 31 mai 1906, qui donna lieu une fois encore, à de regrettables débordements : des mélomanes frustrés de n'avoir pu trouver de billets pour le concert, lancèrent une bombe sur l'assistance. Le jeune couple s'en tira par bonheur indemne mais la bombe fit de nombreuses victimes dans l'assistance et la suite royale (wikipédia)
Les circonstances de sa mort héroïque lors du naufrage du Sussex, sont désormais mieux connues et parachèvent cette existence placée sous le signe de la tragédie et de l'abus des tortillas : La partition de l'ultime oeuvre de Grenados a pu être reconstituée par le grand musicologue autrichien Von Schlafendonk et il semble que l'hypothèse d'une regrettable méprise due à l'incurie d'un régisseur puisse désormais être écartée...
Ce n'est en effet pas suite à la confusion entre les maracas du soliste José Bové et les grenades à main révolutionnaires à la démonstration desquelles les délégués du Grand Etat-Major allemand (les généraux, Von Straffenschwule, Männerfalck et Zu Knabenliebe, tous disparus dans le naufrage) devaient assister le lendemain du concert, mais bien parce que Grenados avait inclus dans sa partition _ comme Strauss un fusil dans Auf der Jagd ( à la chasse), schnellpolka pour orchestre, op. 373 (RV 373) dès 1875 _ l'utilisation des dites grenades à main (ainsi que 17 harpes à pédales) que se produisit l'explosion qui devait entrainer la mort de tant de malheureux croisiéristes...
Alors qu'il est sur un canot de sauvetage, il plonge pour tenter de sauver son amant le matador argentin Maurizio Kasgueul, célèbre pour ses mises en scène hop erratiques et paniques de corridas de concert , qui sera l'objet d'une prochaine émission... Certains prétendent que des marins mécontents l'ont poussé, mais nous ne pouvons croire à une telle infâmie... Ils meurent tous les deux enlacés tels les amants magnifiques du bataillon thébain...
Auf der Jagd ( à la chasse), schnellpolka pour orchestre, op. 373 (RV 373) - 1875 , de Johann Strauss (1825-1899), par l'Harmonie municipale "L'Union" de Vendin-le-Vieil, avec coups de fusil, canard, lièvre, et volatile bizarre dans la salle ... ça vaut bien la version _ également disponible _ du concert du Nouvel An à Vienne...
C'est ainsi que s'achève la vie d'Enrique Granados ainsi que notre émission... Chers auditeurs Bonsoir !
Radio GaYa, la radio gay qui vous rendra gaga !
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Johann Strauss,
Sussex
mardi 26 avril 2011
Une petite infusion pascale ?...
Vous vous souvenez des bonnes tisanes de Tata Thoustra ?
... Celle là vous ressusciterait un mort !...
... Celle là vous ressusciterait un mort !...
mardi 8 mars 2011
Journée de la femme 2011...
Françoise Giroud a dit un jour que l'égalité entre hommes et femmes serait réalisée le jour où des femmes incompétentes occuperont sans qu'on s'en étonne, des postes à responsabilité...


Ah, eh bien, on est en bonne voie, non ?...

Oui, Bon... Faudrait pas exagérer, non plus !...
Ah, eh bien, on est en bonne voie, non ?...
Oui, Bon... Faudrait pas exagérer, non plus !...
lundi 7 mars 2011
Le Ministre de la Défense, Gérard Longuet ...
n'aime pas les baies de Goji ( Lycium barbarum ) !
_ " Elles contiennent bien trop d'antioxydants ! " a-t-il déclaré à notre reporter-nutritionniste...
Libellés :
antioxydant,
Goji,
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Lycium barbarum,
Occident
mercredi 22 septembre 2010
Haïku-Cul la praline !...
" Radio-GayA, la radio qui vous rendra gagas !..." ( jingle : "Radio-GayA, Radio GayA, rire de Woody-wood-pecker)
" C'est la rentrée sur Radio-Gaya et c'est donc la reprise du cycle de conférences du Professeur Herbert Von Glützenbaum zu Linden" (musique de circonstance et pompes)
_ Aujourd'hui nous évoquerons le maître du cliché et de l'esthétique fade (Tan), j'ai nommé : le québéquois Biribi-La-Hurlette !!!... (applaudissements enthousiastes...)
Longtemps attribués à Michel Noir, Herman Van Rompuy ou Gougnafier Lemans-Sot, les haïkaï ou haïkus du " cahier de pouaisie " viennent enfin de se voir reconnaître de façon définitive leur auteur véritable, grâce à la découverte de Charnelle Rabot, technicienne de surface et philologue vacataire au musée Carnavalet, où un exemplaire de cette oeuvre visionnaire servait à caler le bureau du conservateur Jean-Parc Méry. Nous sommes heureux et fiers d'accueillir aujourd'hui ... (rrrrroulements de tambours) ... Charnelle Rabot !...
(applaudissements intimidés...)
_ Charnelle Rabot, bonjour !
_ B'jour !...
_ Alors Charnelle, pouvez vous expliquer à nos auditeurs dans quelles circonstances extraordinaires vous avez pu découvrir et authentifier l'oeuvre immortelle de Biribi-La-Hurlette ?...
_ Ben, c'est pas compliqué ... Quand j'fais le ménage le soir dans les bureaux du musée_ les salles c'est ma soeur et mes nièces ! j' termine généralement par le bureau de M'sieur Méry, et là j'm'accorde une petite pause, j' fais les mots croisés de la Revue des Monuments Historiques, j' feuillette les pages déco de la Revue des Musées de France, j' lis quelques pages au hasard dans les livres reliés de la bibliothèque de M'sieur Méry : ça m' donne des idées pour les chiffres de mon loto ...
_ Et alors ? C'est ainsi que vous êtes tombée sur le livre de La Hurlette ?
_ Ah ben ça, tombée est le mot juste ! Ça fait des années que j'dis à M'sieur Méry qu'au Mobilier National on pourrait lui trouver un bureau Tant-Pire bien plus pratique et en meilleur état que son vieux Riesling...
_ Riesener ?...
_ C'est ça ! Tout branlant et qu'est pas facile à entretenir avec toutes ses incrustes et ses bronzes !
_ Et alors ?...
_ Et alors, j'venais de m'mettre par terre encore une fois en butant sur la cale du bureau et je m'suis décidée à l'enlever pour la remplacer par un des livres miniatures _ bien plus pratiques ! de la collection à M'sieur Méry : L'Officium Beatae Virginis Maria marchait pile poil !
_ Et c'est alors que vous avez vu qu'il s'agissait d'un livre de poésie, et que vous vous êtes rendue compte de son intérêt pour l'histoire de la littérature ?...
_ C'est ça ! Comme j'avais fait tomber un peu de mon café dessus, j'y ai donné un coup d'chiffon , et puis j'l'ai passé sous l'robinet, à cause des tâches ! Y avait pas d'nom d'auteur, ni d'éditeur sur la couverture, mais y avait un titre : " Cahier de pouaisie "...
J'me suis dit : Charnelle, ma fille, tu te coucheras moins sotte ce soir si tu lis ce machin ! Y avait pas d'illustrations, mais j'ai bien vu que c'était de la Poésie, et bien sentie, avec ça ! Je peux encore vous en citer de mémoire !
_ Oh oui ! faites, faites donc, Madame Rabot!
_ Bon... j'commence par le premier :
" L' Herbe est verte,
La mer et le ciel sont bleus,
Le Soleil brille !
_ ... (silence ému )
_ Même qu'il y avait des majuscules à Herbe, et à Soleil, ce qui prouve bien que c'était de la Poésie, non ?...
_ C'est " Été à Triffouilly-sur-Mer ", un tercet très connu, un haïku d'une grande puissance évocatrice!
_ C'est pas la peine de dire des cochonneries ! Y a pas de cul là dedans, j'ai bien tout lu deux fois ! J'en avais les larmes aux yeux tellement j'étais émue, et pis j'avais encore mal au genou !...
_ Pouvez vous encore nous en réciter quelques vers, chère Madame Rabot ?
_ Si vous voulez !
" Un petit poisson
Las ! Que n'ai-je des ailes !...
Fait des ronds dans l'eau
Un petit oiseau
L'aimait d'un amour tendre...
_ Le tanka des " Impossibles Amours " !... ( soupir, silence extasié...)
_ C'est ce que je m'suis dit : Charnelle, ma fille, tant qu'à lire c'te Poésie, autant lire tout, bien repasser le livre au fer chaud pour le décorner, ça f'ra sûrement plaisir à M'sieur Méry de l'retrouver, il l'a pas dû le lire depuis longtemps !
_ Et c'est ainsi que vous avez découvert La dédicace !...
_ Absolument ! L'eau a décollé les pages de garde, et le café et le fer chaud ont fait apparaître quelques mots manuscrits :
" À l'impermanente Marguerite, et à la Sottise pérenne ! "
Mais la signature restait tout à fait illisible... Faut dire que les vers et les poissons d'argent étaient passé par là ! On peut même dire que c'étaient les seuls lecteurs que ce bouquin avait depuis des années !
_ Heureusement, il y avait l' Ex-Libris !...
_ Comme vous dîtes, y avait l'étiquette !
" Catless Book for a catless Bookcase " M-D
M.D. c'est une bonne marque de bibliothèques vitrées, mais je ne savais pas qu'ils en faisaient des anti-chats !...
- En fait, il s'agit de l'Ex-Libris de Marguerite-Deraille, qui avait conseillé des ouvrages à Biribi-La-Hurlette sur l'art des Haïkus-Haïkaï, et La Hurlette a bien évidemment voulu reconnaître tout ce qu'il devait à Marguerite, et lui faire honneur en lui dédicaçant son ouvrage!...
Eh bien chers amis et auditeurs de Radio-Gaya, c'est ainsi que se termine notre émission d'aujourd'hui, qui voit résolue l'une des grandes énigmes de l'édition contemporaine et de la littérature éternelle ! Madame Rabot, encore merci et bravo ! La semaine prochaine, nous évoquerons le douloureux problème des blogs de Gay Attitude, à qui il manque une indexation pourtant si pratique pour retrouver des textes anciens !
( applaudissements, musique guillerette de fin )
Interlude
" C'est la rentrée sur Radio-Gaya et c'est donc la reprise du cycle de conférences du Professeur Herbert Von Glützenbaum zu Linden" (musique de circonstance et pompes)
_ Aujourd'hui nous évoquerons le maître du cliché et de l'esthétique fade (Tan), j'ai nommé : le québéquois Biribi-La-Hurlette !!!... (applaudissements enthousiastes...)
Longtemps attribués à Michel Noir, Herman Van Rompuy ou Gougnafier Lemans-Sot, les haïkaï ou haïkus du " cahier de pouaisie " viennent enfin de se voir reconnaître de façon définitive leur auteur véritable, grâce à la découverte de Charnelle Rabot, technicienne de surface et philologue vacataire au musée Carnavalet, où un exemplaire de cette oeuvre visionnaire servait à caler le bureau du conservateur Jean-Parc Méry. Nous sommes heureux et fiers d'accueillir aujourd'hui ... (rrrrroulements de tambours) ... Charnelle Rabot !...
(applaudissements intimidés...)
_ Charnelle Rabot, bonjour !
_ B'jour !...
_ Alors Charnelle, pouvez vous expliquer à nos auditeurs dans quelles circonstances extraordinaires vous avez pu découvrir et authentifier l'oeuvre immortelle de Biribi-La-Hurlette ?...
_ Ben, c'est pas compliqué ... Quand j'fais le ménage le soir dans les bureaux du musée_ les salles c'est ma soeur et mes nièces ! j' termine généralement par le bureau de M'sieur Méry, et là j'm'accorde une petite pause, j' fais les mots croisés de la Revue des Monuments Historiques, j' feuillette les pages déco de la Revue des Musées de France, j' lis quelques pages au hasard dans les livres reliés de la bibliothèque de M'sieur Méry : ça m' donne des idées pour les chiffres de mon loto ...
_ Et alors ? C'est ainsi que vous êtes tombée sur le livre de La Hurlette ?
_ Ah ben ça, tombée est le mot juste ! Ça fait des années que j'dis à M'sieur Méry qu'au Mobilier National on pourrait lui trouver un bureau Tant-Pire bien plus pratique et en meilleur état que son vieux Riesling...
_ Riesener ?...
_ C'est ça ! Tout branlant et qu'est pas facile à entretenir avec toutes ses incrustes et ses bronzes !
_ Et alors ?...
_ Et alors, j'venais de m'mettre par terre encore une fois en butant sur la cale du bureau et je m'suis décidée à l'enlever pour la remplacer par un des livres miniatures _ bien plus pratiques ! de la collection à M'sieur Méry : L'Officium Beatae Virginis Maria marchait pile poil !
_ Et c'est alors que vous avez vu qu'il s'agissait d'un livre de poésie, et que vous vous êtes rendue compte de son intérêt pour l'histoire de la littérature ?...
_ C'est ça ! Comme j'avais fait tomber un peu de mon café dessus, j'y ai donné un coup d'chiffon , et puis j'l'ai passé sous l'robinet, à cause des tâches ! Y avait pas d'nom d'auteur, ni d'éditeur sur la couverture, mais y avait un titre : " Cahier de pouaisie "...
J'me suis dit : Charnelle, ma fille, tu te coucheras moins sotte ce soir si tu lis ce machin ! Y avait pas d'illustrations, mais j'ai bien vu que c'était de la Poésie, et bien sentie, avec ça ! Je peux encore vous en citer de mémoire !
_ Oh oui ! faites, faites donc, Madame Rabot!
_ Bon... j'commence par le premier :
" L' Herbe est verte,
La mer et le ciel sont bleus,
Le Soleil brille !
_ ... (silence ému )
_ Même qu'il y avait des majuscules à Herbe, et à Soleil, ce qui prouve bien que c'était de la Poésie, non ?...
_ C'est " Été à Triffouilly-sur-Mer ", un tercet très connu, un haïku d'une grande puissance évocatrice!
_ C'est pas la peine de dire des cochonneries ! Y a pas de cul là dedans, j'ai bien tout lu deux fois ! J'en avais les larmes aux yeux tellement j'étais émue, et pis j'avais encore mal au genou !...
_ Pouvez vous encore nous en réciter quelques vers, chère Madame Rabot ?
_ Si vous voulez !
" Un petit poisson
Las ! Que n'ai-je des ailes !...
Fait des ronds dans l'eau
Un petit oiseau
L'aimait d'un amour tendre...
_ Le tanka des " Impossibles Amours " !... ( soupir, silence extasié...)
_ C'est ce que je m'suis dit : Charnelle, ma fille, tant qu'à lire c'te Poésie, autant lire tout, bien repasser le livre au fer chaud pour le décorner, ça f'ra sûrement plaisir à M'sieur Méry de l'retrouver, il l'a pas dû le lire depuis longtemps !
_ Et c'est ainsi que vous avez découvert La dédicace !...
_ Absolument ! L'eau a décollé les pages de garde, et le café et le fer chaud ont fait apparaître quelques mots manuscrits :
" À l'impermanente Marguerite, et à la Sottise pérenne ! "
Mais la signature restait tout à fait illisible... Faut dire que les vers et les poissons d'argent étaient passé par là ! On peut même dire que c'étaient les seuls lecteurs que ce bouquin avait depuis des années !
_ Heureusement, il y avait l' Ex-Libris !...
_ Comme vous dîtes, y avait l'étiquette !
" Catless Book for a catless Bookcase " M-D
M.D. c'est une bonne marque de bibliothèques vitrées, mais je ne savais pas qu'ils en faisaient des anti-chats !...
- En fait, il s'agit de l'Ex-Libris de Marguerite-Deraille, qui avait conseillé des ouvrages à Biribi-La-Hurlette sur l'art des Haïkus-Haïkaï, et La Hurlette a bien évidemment voulu reconnaître tout ce qu'il devait à Marguerite, et lui faire honneur en lui dédicaçant son ouvrage!...
Eh bien chers amis et auditeurs de Radio-Gaya, c'est ainsi que se termine notre émission d'aujourd'hui, qui voit résolue l'une des grandes énigmes de l'édition contemporaine et de la littérature éternelle ! Madame Rabot, encore merci et bravo ! La semaine prochaine, nous évoquerons le douloureux problème des blogs de Gay Attitude, à qui il manque une indexation pourtant si pratique pour retrouver des textes anciens !
( applaudissements, musique guillerette de fin )
Interlude
samedi 28 août 2010
Hommage...
Yeux de faune, bouche mutine,
Point de faux-nez de comédie
Pour Elodie, nouvelle fleur
Au Jardin des Voix...
Point de colophon non plus ,
En pharmacie, pour ses cordes
Vocales, soumise à de baroques
Scordatura...
Elle fut Junon, Hymen, et Didon
Qui dina dit-on d'un dodu dindon
Cet été, sous Judith, elle triomphe
Dionée au farouche appétit
De musique et de mélodie,
Elle exhale le nard...
Ses fans tétanisés par son art
S'arrachent son phone
Number...
C'est Elodie Fonnard !
( Elodie Fonnard fera partie de la prochaine édition du Jardin des Voix, dirigé par William Christie (Les Arts Florissants), et participera, ainsi que cinq autres jeunes chanteurs, à une tournée de concerts en Europe et aux Etats-Unis durant toute l'année 2011 )
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